Piments forts
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Depuis quelques années, je rêvais de cultiver mes propres piments forts, car je ne trouvais jamais rien d'assez fort dans les magasins « standards » du Québec.

Un soir de party, j'ai parlé de ce rêve à Michel (M. Hémérocallia full_M. Hémérocallia & propriétaire de ce site) qui m'a offert de partir les plants pour moi dans sa serre. J'ai accepté, et ce site va vous permettre de voir les photos des différentes sortes de piments forts que j'ai cultivées au cours des années et mes impressions.

J'ai décidé de commencer la construction du site avec les piments de l'année 2011. C'est ma meilleure année à ce jour et surtout le meilleur été qu'on a depuis que je cultive des piments forts.

Courte histoire de mes piments forts

2008

Première année de culture. Une seule petite plate bande. Acheté un appareil photo à la fin de l'été.

Comme j'avais toujours rêvé de manger des VRAIS piments forts, j'ai commandé des piments qui allaient de 250 000 SHU à 1 000 000 SHU Pour ceux d’entre vous qui ne sont pas familiers avec le système d’évaluation de la force des piments, on utilise l’échelle de Scoville pour évaluer la quantité de capsaïcine (élément actif qui donne le piquant aux piments) présente dans un piment (SHU = Scoville Heat Unit). Pour vous donner une idée rapide, l’intensité des piments Jalapeño, que la plupart d’entre vous ont déjà goûtés, est d’environ 5 000 SHU.

Le poivre de cayenne utilisé par la police (pepper spray) a une force d’environ 5 000 000 SHU.
(Bhut Jolokia). Aussi du Kung Pao (pour faire du poulet Kung Pao) à seulement 10 000 SHU. Fournisseur : Tomato Growers Supply Company.

Erreur, erreur, je ne suis pas le super homme que je pensais être. Je n'ai goûté, que le Fatalii (250 000 SHU, premier à mûrir) et j'ai voulu mourir. Le kung Pao était le seul mangeable à l'état frais. Par contre, une fois séchés, ils étaient utilisables en quantités microscopiques. Demandez à M. Hémérocallia.

2009

Deuxième année de culture. Ajout de la « grande » plate-bande. Surtout plus exposée au soleil que l'autre.

L'année où j'ai fait pousser des piments d'Espelette à partir de graines importées de France. Ce piment est vraiment un pur délice une fois séché et moulu. J'ai aussi expérimenté avec des piments forts décoratifs à l'avant de la maison.

Un miracle que j'ai réussi à faire mûrir quelques piments avant le froid. Avec tout juste 212 heures d’ensoleillement en juillet, Montréal a fracassé son ancien record du moins grand nombre d'heures d'ensoleillement, qui était de 231 heures.

2010

Un désastre. La maladie a frappé mes piments tandis qu'ils étaient encore en serre.

J'ai quand même planté les plants anémiques qui ont survécu, mais sans grand succès. Les plants ont fini par récupérer, mais les fruits n'ont pu mûrir avant les froids d'automne.

J'ai fini par manquer de Kung Pao et d'Espelette, car mes réserves de 2009 se sont épuisées.

2011

Ma meilleure année à ce jour en termes de variété et quantité.

Je me suis finalement acheté un déshydrateur cette année. Fini le séchage dans le four à convection à des températures trop élevées. J'ai déjà fait sécher et moulu des Kung Pao et Espelette et quelle différence dans la couleur (un rouge vif au lieu de foncé) et des arômes sublimes. Un achat que je ne regrette pas.

2012

Déjà commandé et reçu mes graines. full_graines Fatalii, Bhut Jolokia, Bhut Jolokia Chocolate et le nouveau roi des piments forts, le Trinidad Scorpion Butch Taylor à 1 400 000 SHU.

Pour ceux que ça pourrait intéresser, j'ai acheté mes graines de la Hippy Seed Company qui se spécialise dans les piments nucléaires. J'ai déjà demandé à M. Hémérocallia de tester une graine de Tinidad Scorpion Butch T. Je vous tiendrai au courant des résultats.